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Plongée : et le Dalton coula comme un...plomb...

25 juillet 2018

Elles reposent à plusieurs dizaines de mètres sous la surface de l'eau et constituent autant de balises dans l'histoire du littoral marseillais : 200 épaves (recensées) de navires (et quelques avions) sont ainsi présentes au fond de la rade de la cité phocéenne.
Tout au long de l'été, à travers une série de vidéos, nous allons vous faire découvrir, en images, huit de ces épaves remarquables pour faire remonter à la surface une partie de ce patrimoine maritime.
Ces épaves sont aussi devenues aujourd'hui  - au même titre que la faune ou la flore - des objets de curiosité pour les plongeurs qui explorent nos fonds marins à la recherche de sensations.

 

Episode #3 : l'épave du Dalton (dit "Le Grec")

Dans le nuit du 18 au 19 février 1928, l'épais brouillard qui enveloppe la rade de Marseille rend la visibilité quasi nulle pour les navires. Le Dalton, cargo anglais, en provenance de Grèce, avec à son bord 1 500 tonnes de minerai de plomb, va en faire les frais. L'équipage ne parvient pas à distinguer le phare de l'ïle du Planier et le navire vient heurter le récif de la "Pierre-à-la-bague". Le cargo tente plusieurs manoeuvres pour se dégager des rochers mais ses flancs finissent par se déchirer et la voie d'eau est telle que les cales se remplissent à vive allure. Bientôt, le Dalton, coupé en deux, coule à pic, au pied du débarcadère du Planier, à une vingtaine de mètres du rivage, 45 minutes seulement après le choc.
La totalité de l'équipage grec est recueillie, saine et sauve, par les gardiens du phare du Planier.

Depuis lors, l’épave repose sur la face Nord de l'île du Planier. La proue s'est écrasée à moins de 15 m de profondeur, sur des éboulis rocheux, en direction de l'île. Elle est en très mauvais état.
La poupe se trouve à une trentaine de mètres seulement, sur le sable, en bien meilleur état de conservation.  Entre les deux, la pente descend de façon régulière et permet de distinguer la partie centrale du navire. La forme du Dalton est alors visible. On aperçoit également les machines et la chaudière. Les superstructures sont complètement affaissées. Le bastingage a résisté et le pont subsiste par endroit.
On peut accéder à la cale arrière.  A 33 m, l’hélice et le gouvernail sont les pièces de choix de l’épave.

Comme pour l'épave du Chaouen ou du Messerchmitt 109 qui se trouvent non loin de là, la plongée sera possible par mer calme et vent faible. La faible profondeur de l'épave la rend accessible à tous les niveaux de plongée. De fait, c'est l'une des épaves les plus visitées de la rade. Le mouillage peut s'effectuer juste devant le quai de débarquement de l’île du Planier.
 

Faune et flore : beaucoup de bancs de poissons : sardines, sars, castagnioles. De petits mérous se trouvent parfois sur l’arrière et de gros chapons dans les tôles.
L’épave est couverte de concrétions : éponges, gorgones, coraux…

Cargo de 70 m de long sur 10 m de large, le Dalton fut construit, en 1877, aux chantiers "Pearse" de Stockton (Angleterre). Au moment du naufrage, Il appartenait à la compagnie "Ergasterin SS", après avoir été la propriété des compagnies "Pyman" et "Bell and Co".  Son chargement de plomb a été récupéré par l'entreprise Negri, de Marseille, bien qu'il reste quelques lingots au fond.
Comme le Chella, le Dalton a été la vedette du film "Epaves" du Commandant Cousteau (1943).


Sources diverses, dont Scubaspot et Lutin84
Image fixe du Dalton : © Guillaume Ruopollo

 

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